Byron Katie – Le Travail

(extrait du site Web http://www.thework.com/francais/

P1140240Le Travail de Byron Katie est une démarche permettant d’identifier et de questionner les pensées qui sont à l’origine de toute la souffrance dans le monde. C’est un moyen pour trouver la paix avec vous-même et avec le monde. Les personnes âgées, les jeunes, les malades, les bien-portants, les personnes éduquées ou sans éducation – toute personne à l’esprit ouvert peut faire ce Travail.

Byron Kathleen Reid a fait une dépression sévère à la trentaine. Pendant dix ans sa dépression s’est aggravée, et Katie (c’est ainsi qu’on la nomme) a passé presque deux ans quasiment incapable de quitter son lit, obsédée par des idées suicidaires. Puis un matin, du plus profond de son désespoir, elle vécu une expérience d’éveil qui transforma sa vie.

Katie comprit que lorsqu’elle croyait qu’une chose devrait être différente de ce qu’elle est (« Mon mari devrait m’aimer d’avantage », « Mes enfants devraient m’apprécier ») elle souffrait, et que lorsqu’elle ne croyait pas ces pensées, elle était en paix. Elle réalisa que ce qui avait causé sa dépression n’était pas le monde autour d’elle, mais ce qu’elle croyait concernant le monde autour d’elle. Dans un éclair de compréhension, Katie réalisa que nos tentatives pour trouver le bonheur étaient inadaptées : au lieu d’essayer désespérément de changer le monde pour qu’il corresponde à nos pensées sur ce qu’il « devrait être », nous pouvons questionner ces pensées et, en rencontrant la réalité telle qu’elle est, éprouver une liberté et une joie inimaginables. Katie a élaboré une démarche simple et puissante de questionnement appelée Le Travail, qui permet cette transformation de façon pratique. En conséquence de cela, une femme clouée au lit, suicidaire, est devenue une femme débordante d’amour pour tout ce que la vie apporte.

Qu’est-ce que Le Travail?

Le Travail (The Work) est une démarche simple et puissante de questionnement personnel qui vous apprend à identifier et questionner les pensées qui sont responsables de toute la souffrance dans le monde. C’est un moyen de comprendre ce qui vous blesse, et d’aborder vos problèmes avec clarté.

1

Jugez Votre Voisin

Depuis des milliers d’années il nous a été dit de ne pas juger, mais nous continuons à le faire tout le temps – comment nos amis devraient se comporter, qui nos enfants devraient fréquenter, ce que nos parents devraient ressentir, faire ou dire. Dans Le Travail, plutôt que de supprimer ces jugements, nous les utilisons comme point de départ de la réalisation de soi. En laissant le mental qui juge vivre sa vie sur le papier, nous découvrons à travers le miroir de ceux qui nous entourent, ce que nous n’avions pas encore compris à propos de nous-mêmes.

Remplissez une Feuille de Travail Jugez-Votre-Voisin. Vous pouvez le télécharger ici.

2

Les quatre questions

Remettez en question chacune des affirmations de votre Feuille de Travail Jugez-votre-voisin en utilisant les quatre questions et le retournement ci-dessous. Le Travail est une méditation. Il s’agit d’une prise de conscience et non d’essayer de changer vos pensées. Posez les questions, puis prenez votre temps, allez en vous-même, et attendez que la réponse la plus profonde surgisse.

Est-ce que c’est vrai ?

Pouvez-vous absolument savoir que c’est vrai ?

Comment réagissez-vous, que se passe-t-il, quand vous croyez cette pensée ?

Qui seriez-vous sans cette pensée ?

Puis retournez-le (le concept que vous remettez en question), et n’oubliez pas de trouver trois exemples authentiques, précis, pour chaque retournement.

3

Retournez-le

Après avoir questionné votre affirmation avec les quatre questions, vous êtes prêt à le retourner (le concept que vous questionnez).

Chaque retournement est une occasion de faire l’expérience de l’opposé de votre affirmation initiale et de voir ce que vous et la personne que vous avez jugée avez en commun.

Une affirmation peut être retournée à l’opposé, vers l’autre, ou vers soi-même (et parfois vers « mes pensées », lorsque cela peut s’appliquer). Trouvez au minimum trois exemples authentiques, précis, dans votre vie où chaque retournement est vrai.

Par exemple, « Paul ne me comprend pas » peut être retourné vers « Paul me comprend. » Un autre retournement est « Je ne comprends pas Paul. » Un troisième est « Je ne me comprends pas
moi-même. »

Soyez créatif avec les retournements. Ce sont des révélations, qui vous montrent des aspects jusque là méconnus de vous-même, reflétés à travers les autres. Lorsque vous avez trouvé un retournement, allez en vous-même et autorisez-vous à le ressentir. Trouvez un minimum de trois exemples authentiques, précis, où ce retournement est vrai dans votre vie.

Lorsque j’ai commencé à vivre mes retournements, j’ai remarqué que j’étais tout ce que je disais de vous. Vous étiez tout simplement ma projection. Maintenant, au lieu d’essayer de changer le monde autour de moi (cela n’a pas marché, mais seulement pendant 43 ans), je peux mettre mes pensées par écrit, les questionner, les retourner, et trouver que je suis la même chose que ce que je pensais de vous. Dès que je vous vois comme égoïste, je suis égoïste (décidant comment vous devriez être). Dès que je trouve que vous n’êtes pas gentil, je ne suis pas gentil. Si je crois que vous devriez arrêter de faire la guerre, je fais mentalement la guerre contre vous.

Les retournements sont votre ordonnance pour le bonheur. Vivez le médicament que vous avez prescrit aux autres. Le monde attend seulement qu’une personne le vive. Vous êtes cette personne.

Accueillir la réalité

Après avoir retourné les jugements de vos réponses aux questions 1 à 5 sur la Feuille de Travail (en vous demandant s’ils sont aussi vrais ou plus vrais), retournez la question 6 sous la forme « Je suis disposé à … » et « Je me réjouis de … »

Par exemple, « Je ne veux plus jamais me disputer avec Paul » se retourne par « Je suis disposé à me disputer avec Paul » et « Je me réjouis de me disputer avec Paul. » Pourquoi vous en réjouir ?

Avec cette question 6 il s’agit d’accueillir pleinement tout le mental et toute la vie sans peur, et d’être ouvert à la réalité. Si vous vous disputez de nouveau avec Paul, bien. Si cela vous blesse, vous pouvez mettre vos pensées par écrit et les questionner. Les émotions désagréables sont simplement un rappel que nous nous attachons à quelque chose qui ne doit pas être vrai pour nous. Elles nous font savoir qu’il est temps de pratiquer Le Travail.

Tant que vous ne voyez pas votre ennemi comme un ami, votre Travail n’est pas terminé. Cela ne veut pas dire que vous devez l’inviter à dîner. L’amitié est une expérience interne. Vous pouvez ne plus jamais le voir, vous pouvez même en divorcer, mais quand vous pensez à lui ressentez-vous du stress ou de la paix ?

[…] Il suffit d’une personne pour avoir une relation réussie. (Fin de l’extrait).

Publicités

2 réflexions sur « Byron Katie – Le Travail »

  1. Ce que j’ai retenu du Travail, c’est qu’il crée une ouverture au fond de nous, nous donne une autre façon de voir les choses, les gens et nous-mêmes. Lorsque je m’assoie pour faire cet exercice, je garde en tête que c’est un mouvement d’ouverture, vers nous tout d’abord et par extension vers les autres et le monde.
    Il est très important de passer par les questions avant d’en venir aux retournements pour pouvoir vraiment faire l’expérience de la différence entre une pensée stressante et un état où cette pensée n’existe pas. Et surtout, ça nous permet de réaliser que nous sommes aux commandes et que nous avons le choix.

Les commentaires sont fermés.